Site indépendant. Ce site est un guide d'information indépendant. Il ne délivre aucun document, n'encaisse aucun paiement et n'est ni Infogreffe, ni un greffe, ni l'INPI, ni un service de l'État. Tous les liens de démarche mènent directement aux sites officiels.
« Votre publication est en attente » : le courriel qui imite une obligation
Il évoque une publication légale, un numéro de dossier et une échéance. Ce que les publications légales exigent réellement, et pourquoi cette relance n'en fait pas partie.
Le message annonce qu’une publication est en attente, qu’un dossier est incomplet, ou qu’une inscription doit être finalisée. Il porte souvent un numéro de référence et une échéance courte.
Il exploite une réalité : certaines opérations demandent effectivement une publicité légale, et les créateurs d’entreprise ne savent pas laquelle ni où.
Ce que les publications légales exigent réellement
Certaines décisions doivent faire l’objet d’une publicité : constitution de société, modification statutaire, transfert de siège, dissolution, cession de fonds. La publication se fait dans un support habilité, et elle est payante.
Deux caractéristiques la distinguent d’une relance douteuse :
Elle est déclenchée par vous, ou par votre mandataire, au moment de l’opération. Personne ne vous relance spontanément pour une publication que vous n’avez pas engagée.
Elle est liée à un acte précis et daté. Un courriel qui parle de publication sans nommer l’acte, la date et le support n’a rien à publier.
Les quatre signes du message douteux
1. Il ne nomme pas l’acte. « Votre dossier », « votre inscription », « votre publication » sans préciser de quoi il s’agit.
2. Il crée une échéance. Les publications légales ont des délais, réels, et ils courent à partir de l’acte, pas à partir d’un courriel.
3. Il demande un paiement par un lien. Une publication engagée par vous se paie auprès du support que vous avez choisi, pas via un lien reçu.
4. L’expéditeur n’est pas identifiable. Le nom du support de publication, sa société éditrice et son numéro d’immatriculation doivent être vérifiables. Ils le sont gratuitement dans l’annuaire public des entreprises.
La vérification qui règle tout, en une minute
Demandez à la personne qui a fait la formalité : votre conseil, votre comptable, ou vous-même. Si aucune opération récente n’exigeait de publicité, il n’y a rien à publier.
Si une opération est en cours, la personne qui l’a déposée sait exactement où en est la publication, et elle a le justificatif.
Ce qu’il ne faut pas faire
Ne cliquez pas pour « vérifier votre dossier ». Le lien mène soit à un paiement, soit à un formulaire de collecte, soit aux deux.
Ne répondez pas pour demander des précisions. Une réponse confirme que l’adresse est active et vous vaudra une série d’autres sollicitations.
Ne payez pas « pour être tranquille ». C’est le calcul que le procédé attend : une somme modeste rapportée au temps de vérification. Multipliée par le nombre de destinataires, cette somme modeste est le modèle économique.
Le fond du problème
L’immatriculation est publique, ce qui est nécessaire et bon. Elle est aussi immédiatement exploitable par quiconque veut solliciter des créateurs d’entreprise au moment précis où ils ne connaissent pas encore les circuits.
La seule défense durable est de savoir, une fois pour toutes, quelles démarches existent réellement et par où elles passent. C’est l’objet de ce site, et il ne vend rien.
À lire ensuite
- Le faux courriel de l'administration fiscale ou de l'organisme social 21 août 2026
- Comment nous vérifions une sollicitation avant d'en parler ici 10 août 2026
- Le dépôt de marque proposé par courrier : ce que vous payez 24 juillet 2026
- Le service qui propose de résilier vos abonnements à votre place 8 juillet 2026
Les chiffres cités sont ceux de l'observatoire de ce site : la méthode dit comment ils sont calculés. Pour une démarche, les liens de ce journal mènent aux sites officiels et à eux seuls : voir la page des canaux.