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Le service qui propose de résilier vos abonnements à votre place
Il apparaît quand on cherche à sortir d'un abonnement souscrit sans le vouloir. Comment résilier soi-même, gratuitement, et les mentions à faire figurer dans la lettre.
Après une inscription souscrite par inadvertance, la recherche suivante est « comment résilier ». Elle mène à des services qui proposent d’écrire la lettre à votre place, contre paiement.
Ce n’est pas nécessaire, et la lettre est courte.
Ce que la résiliation demande vraiment
Un écrit, envoyé au bon destinataire, dans le délai prévu par le contrat, et dont vous conservez la preuve de dépôt. C’est tout.
Le recommandé avec avis de réception n’est pas toujours exigé par le contrat, et il est presque toujours une bonne idée : c’est la preuve, et elle coûte quelques euros.
Le contenu de la lettre, dans l’ordre
- Vos coordonnées et celles du destinataire, telles qu’elles figurent au contrat.
- La référence du contrat ou du client.
- La phrase de résiliation : « Je vous notifie la résiliation du contrat référencé ci-dessus, à effet de la date la plus proche permise par ses stipulations. »
- La demande de confirmation écrite de la date d’effet.
- La révocation de toute autorisation de prélèvement attachée au contrat.
- La date et la signature.
Le point 5 est celui qu’on oublie, et c’est celui qui empêche les prélèvements de continuer.
Si le contrat a été souscrit par téléphone ou par inadvertance
Là, ce n’est plus une résiliation, c’est une contestation, et l’approche change :
Demandez la preuve du contrat. Copie du bon de commande signé, ou de l’enregistrement téléphonique sur lequel l’accord serait fondé. Cette demande suffit dans un grand nombre de cas.
Invoquez le droit de rétractation s’il s’applique. Attention : entre professionnels, il est plus restreint qu’avec un consommateur, et il dépend de la taille de l’entreprise et de l’objet du contrat. Vérifiez avant de l’invoquer, car une invocation erronée affaiblit le reste du courrier.
Contestez le prélèvement auprès de la banque s’il est récent. Une opération non autorisée se conteste, et le délai pour le faire est limité.
Ce qu’un service payant peut apporter
Rien qu’une lettre bien écrite n’apporte, sauf dans un cas : quand il y a un litige réel et qu’un professionnel du droit est utile. Ce n’est alors plus un « service de résiliation », c’est un conseil juridique, et cela se choisit autrement.
Pour une résiliation simple, payer pour l’envoi d’une lettre type est une seconde dépense après la première.
La prévention, qui vaut mieux que tout le reste
Une consigne unique, connue de toute l’entreprise : aucun engagement par téléphone, et aucune autorisation de prélèvement sans lecture du contrat.
Et une vérification annuelle des prélèvements récurrents sur le compte professionnel. C’est là que se découvrent les abonnements dont plus personne ne se souvient, et cette revue prend vingt minutes une fois par an.
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