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L'appel qui prétend « mettre à jour votre inscription »

Il annonce une vérification obligatoire, demande de confirmer vos coordonnées, et un contrat naît de votre accord verbal. Comment reconnaître l'appel en trois questions, et quoi dire.

Le procédé est ancien et il fonctionne encore, parce qu’il exploite un réflexe raisonnable : quand un organisme appelle pour vérifier des informations administratives, on répond.

Le déroulé typique

L’appel arrive quelques semaines après une immatriculation ou une modification. L’interlocuteur cite le nom exact de la société, l’adresse, parfois le nom du dirigeant. Toutes ces informations sont publiques, ce qui rend l’appel crédible.

Il annonce une « mise à jour de l’inscription », une « vérification annuelle » ou une « validation de la publication ». Il demande de confirmer les coordonnées, et parfois de dire « oui » à un enregistrement.

Ce « oui » est le produit : il sert à établir un accord verbal sur une prestation, souvent un abonnement à un annuaire professionnel.

Les trois questions qui terminent l’appel

« Quelle société m’appelle, et quel est son numéro d’immatriculation ? » Un service public s’identifie sans difficulté. Un démarcheur légitime aussi. Un interlocuteur qui reste vague sur ce point a répondu à la question.

« S’agit-il d’une offre commerciale payante ? » Question fermée, à poser telle quelle. Un « non » suivi d’une facture est un élément de preuve. Un « oui, mais » signale qu’il faut raccrocher.

« Envoyez-moi votre proposition par écrit, je ne conclus rien par téléphone. » Ce n’est pas une question, c’est la phrase qui met fin à l’échange. Elle est polie, définitive, et elle ne peut pas être interprétée comme un accord.

Le principe à retenir

Aucune inscription à un registre légal ne se confirme par téléphone. Les registres sont alimentés par vos formalités, déposées par vous ou par votre mandataire, et jamais par un appel entrant.

Si une correction est nécessaire, elle passe par une formalité de modification, et l’initiative vient de vous.

Si l’accord a déjà été donné

Trois démarches, dans l’ordre :

  1. Contester par écrit, immédiatement, en demandant la copie de l’enregistrement sur lequel l’accord serait fondé. Cette demande est souvent suffisante.
  2. Invoquer le droit de rétractation s’il s’applique. Attention : il est plus restreint entre professionnels qu’avec un consommateur, et il dépend de la taille de l’entreprise et de l’objet du contrat.
  3. Prévenir la banque si un prélèvement a été autorisé, et révoquer l’autorisation.

Et dans tous les cas, prévenir la personne qui tient la comptabilité, pour que la somme ne passe pas en charge courante reconduite.

La prévention qui marche

Une consigne écrite, connue de tout le monde dans l’entreprise, y compris de la personne qui décroche : aucun engagement par téléphone, quelle que soit l’urgence annoncée.

C’est la seule mesure efficace, parce qu’elle ne demande pas de reconnaître un appel douteux. Elle vaut aussi pour les appels parfaitement légitimes, et personne n’y perd rien : ce qui est sérieux s’écrit.

À lire ensuite

Les chiffres cités sont ceux de l'observatoire de ce site : la méthode dit comment ils sont calculés. Pour une démarche, les liens de ce journal mènent aux sites officiels et à eux seuls : voir la page des canaux.

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